François Hollande surprend ses adversaires… et ses proches
0[wpmrrating] Entre les deux options stratégiques, ses conseillers, depuis plusieurs semaines, hésitaient. Fallait-il mêler grand dessein et propositions ? Ou en rester à un discours de politique générale pour décliner, dans un deuxième temps, le détail de ses mesures, afin de ne pas en brouiller le sens ? Cette deuxième solution avait bien été retenue. Mais François Hollande, dans son discours du Bourget (Seine-Saint-Denis), dimanche 22 janvier, a pris tout son monde de court, qui a dans la dernière ligne droite choisi de charpenter son propos par un certain nombre de propositions précises, du logement à la laïcité, de la rémunération présidentielle aux emplois aidés, du contrôle de la finance à l’éducation nationale.
Connues pour la plupart, plus inattendues pour certaines, le candidat, face à 20 000 participants, rassemblés dans deux salles, a donc pris le parti de tirer quelques cartouches programmatiques. Au risque de dévitaliser les annonces jusqu’ici censées être dévoilées jeudi 26 janvier. « Il va falloir que je réécoute attentivement le discours pour savoir exactement ce qui va rester à dire jeudi », plaisantait – à moitié – son conseiller, Michel Sapin, chargé du projet.
Ce qui reste à dévoiler demeure néanmoins sensible, puisqu’il s’agit des priorités, du calendrier de mise en œuvre des propositions et surtout de leur chiffrage, terrain sur lequel les socialistes se savent attendus de pied ferme par la droite.
« BLESSURE DU 21-AVRIL »
Ce n’est pourtant pas la seule surprise qu’a réservée à ses camarades le candidat socialiste. Attendu sur un terrain très personnel, le pudique François Hollande a certes dû se plier à cet exercice obligé. Il a évoqué son enfance « en Normandie dans une famille plutôt conservatrice », remercié son père « car il avait des idées contraires aux miennes et qu’il m’a aidé à affirmer mes convictions » et sa mère, qui lui a « transmis l’ambition d’être utile ».
Mais c’est d’abord une trajectoire politique, davantage qu’une hi Plus >
Nous ne méritons pas Copé, nous sommes vraiment trop minables (Rue89)
0La phrase (démente et démentie) de Copé
Dans leur ouvrage « L’Oligarchie des incapables », les journalistes Sophie Coignard et Romain Gubert citent une phrase qu’aurait prononcée Jean-François Copé à propos des parlementaires qui ne cumulent pas de mandats.
« Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n’aura que des minables. »
Evidemment, l’intéressé dément formellement avoir prononcé cette phrase. Forcément qu’il dément ! Peut-il faire autre chose ? On le voit mal se justifier d’une telle affirmation, sur le thème : « Je préfère l’oligarchie des incapables à la démocratie des minables. »
Loin d’être un « minable »Il est vrai que Jean-François Copé est loin d’être un « minable » : député de Seine-et-Marne, président de la communauté d’agglomération du Pays de Meaux, maire de Meaux. Pendant un temps, il a aussi été conseiller régional d’Ile-de-France.
Et comme ces passe-temps lui laissaient quelques disponibilités, il a été collaborateur à temps partiel, entre 2007 et 2010, du cabinet d’avocat Gide Loyrette Nouel… pour la modique rémunération de 17 000 euros mensuels. Qui a dit que les emplois à temps partiels étaient mal payés ?
Pour Jean-François Copé, on vaut ce qu’on parvient à se faire payer. Point final. Lors d »une interview sur France Inter, en janvier 2010, il nous avait éclairé sur ses convictions profondes. C’était au moment de la polémique sur le salaire d’Henri Proglio et, selon lui, il était tout à fait normal que des « dirigeants d’exception » soient payés des sommes sans commune mesure avec les revenus du commun des mortels.
C’est la concurrence internationale qui veut que les patrons français soient aussi bien traités que leurs homologues anglo-saxons. C’est la même concurrence internationale qui lui fait dire que les salariés français (les normaux, les minables) coûtent trop chers par rapports aux chinois. N’oublions pas que Jean-Françoi Plus >




















